L’aveu de Rocard sur l’affaire d’Ouvéa

Publié le par NAYO

« Il fallait prévoir que cela finisse par se savoir et il fallait donc prévoir que cela aussi soit garanti par l’amnistie. »

Rue89

dimanche 24 août 2008

Nouvelle-Calédonie : l’aveu de Rocard sur l’affaire d’Ouvéa

Par David Servenay | Rue89 | 19/08/2008 | 12H23

Vingt ans après l’affaire de la grotte d’Ouvea qui fit vingt-cinq morts en Nouvelle-Calédonie, l’ancien Premier ministre avoue qu’il savait que les militaires français ont achevé des prisonniers kanaks « à coups de bottes ». « Au moins un officier et peut-être un sous-officier », précise Michel Rocard dans une émission diffusée lundi sur France Culture.

Mediapart a été le premier à relever l’aveu, passé complètement inaperçu, dans la série d’émissions fleuves que France Culture consacre cette semaine à la Nouvelle-Calédonie. Pendant une heure, l’artisan des accords d’Ouvea qui vont rétablir la paix après des années de lutte raconte la difficile gestion de cette crise.

Des morts dont les circonstances restent troubles

Ce n’est pas la première fois qu’elle est disséquée : plusieurs documentaires télé l’ont fait au printemps. Rue89 avait en particulier relevé celui d’Elizabeth Drévillon, car ce film posait les bonnes questions sur une affaire dont les circonstances restent troubles. A la 47e minute de l’émission de France Culture, voici ce que dit Michel Rocard à propos de l’amnistie conclue entre Kanaks et Caldoches :

« Ce que je savais moi -et que j’étais seul à savoir, je ne pouvais pas le dire aux autres délégations parce qu’il ne fallait pas que le secret sorte- c’est qu’il y avait aussi des officiers français… enfin, au moins un et peut-être un sous-officier, on ne sait pas très bien… A la fin de l’épisode de la grotte d’Ouvea, il y a eu des blessés kanaks et deux de ces blessés ont été achevés à coups de bottes par des militaires français, dont un officier. »

Même si l’information n’est pas nouvelle en soi, elle était longuement analysée par Elizabeth Drévillon, c’est la première fois qu’elle est publiquement reconnue par un responsable politique de premier plan. Michel Rocard poursuit :

« Il fallait prévoir que cela finisse par se savoir et il fallait donc prévoir que cela aussi soit garanti par l’amnistie. »

Ce qui sera fait, après le vote de cette loi d’amnistie par le Parlement. « La France a tenu sa parole », conclut Michel Rocard. Sur dix-neuf cadavres décomptés le 5 mai 1988 autour de la grotte d’Ouvéa, douze ont une balle dans la tête.

Publié dans Politique

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lutte 02/09/2008 19:31

HOMMAGE AUX KANAKS TUES

meit 02/09/2008 19:28

HOMMAGE AUX KANAKS TUES

http://www.dailymotion.com/search/kanaky/video/x6llrk_hommage-au-peuple-kanak_news

NAYO 30/08/2008 17:46

incroyable qu'un ancien ministre de la république puisse dire sans aucunement étre inquiéter. Elle est belle la france des droits de l'hommes!!