PESTICIDES: LE GOUVERNEMENT AU COURANT DES RISQUES DEPUIS 1 AN

Publié le par NAYO




Pesticides : un an après, rien n’a bougé


Art paru dans les nouvelles calédoniennes du 28 aout 2008
Après avoir fait preuve de patience, les associations de défense des consommateurs et de protection de l’environnement, réclament des mesures. D’après elles, depuis janvier dernier, le gouvernement a en sa possession la proposition d’arrêté rédigée par la Davar mais rien n’est fait.

En janvier 2007, une étude commandée par l’UFC-Que choisir révelait la présence d’un termicide dans des choux de Chine vendus au marché de la Moselle. Les faits étaient portés à la connaissance des autorités compétentes même si, de l’avis de certains, le termicide aurait été utilisé non pas pour traiter les choux, mais pour traiter les caisses servant au transport. N’empêche, le résultat était là : le pesticide a été relevé sur des produits commercialisés.
Octobre 2007 : Sylvie Robineau, en charge de la Santé au gouvernement, préside une réunion pour rassurer la population à propos des risques sanitaires. Des groupes de travail se mettent en place avec la Chambre d’Agriculture, la Davar (direction des affaires vétérinaires agricoles et rurales), la DASS et différentes associations (dont Ensemble pour la Planète et l’UFC-Que choisir).
Novembre-décembre : la réunion du comité consultatif de protection des végétaux de la Davar intègre les associations et un document de synthèse de tous les groupes de travail est remis au gouvernement. Il contient des propositions de mesures urgentes concernant notamment la réglementation, la formation des professionnels ou encore la réduction des pesticides.
Avril, c’est-à-dire trois mois après : les associations font parvenir une lettre de rappel au président du gouvernement. Et depuis ?

Les conditions en Calédonie sont proches de celles de l’Australie

« Nous avons bien joué le jeu, mais maintenant nous en avons assez, répond-on du côté de l’UFC-Que choisir. Il faut que le gouvernement se bouge, cela fait quand même six mois que le projet d’arrêté est sur son bureau. Dès le départ, nous avions demandé que soient retirés vingt et un produits toxiques afin de suivre ce qui a été fait en Europe. Nous demandons seulement que le principe de précaution soit appliqué. »
En réponse, Eric Babin, en charge de l’agriculture, précise en premier lieu que l’interdiction de produits ne relève pas de ses services, mais bien de la Davar et du comité consultatif de protection des végétaux auquel ont participé les associations qui le mettent en cause.
Ensuite, le membre du gouvernement chargé de l’agriculture explique que « dans la directive des objectifs, il est stipulé que seuls les produits autorisés en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande sont autorisés en Nouvelle-Calédonie. Les contrôles qui ont été multipliés par dix depuis 2004 nous laissent penser que les produits interdits en Europe mais autorisés en Australie sont correctement utilisés chez nous. » Dans tous les cas, les conditions en Calédonie sont différentes de celles de l’Europe et plus proches de celles de l’Australie.
Enfin, sur la question de la traçabilité, Eric Babin indique que, pour les produits qui entrent dans l’agriculture, on sait qui a vendu quoi et à qui. Mais ces produits phytosanitaires ne représentent qu’un tiers de la totalité des produits utilisés par bien d’autres secteurs que l’agriculture.

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nayo 07/09/2008 12:28

Bonjour, moi aussi je suis indigné. J'ai l'impression que sur le caillou il y aura toujours 20 ans de retard sur les réglementations en vigueur.
On dit etrz français mais les réglementations, les lois ne s'appliquent que lorsque ça arrange les industrielles locaux.
En tout cas le gouvernement s'est senti obligé de réagir suite au communiqué des associations. Comme quoi rien ne vaut d'alerter l'opinion publique.
Merci

meryms 07/09/2008 01:50

régulièrement je vais au marché pour acheter des légumes. Mais depuis l'article parus dans les nouvelles je vais plus au marché. Mieux vaut les plantés sois même.J e suis révolté que notre gouvernement laisse passé tout est nimporte quoi. Il derait faire plus atention, aux produits importés, aux séries à télévision, au sol migratoir etc.... qui rentre au pays.