ACTION DU SENC NOUVELLEMENT CREER

Publié le par NAYO

La mobilisation se poursuit à l’université




art paru dans eles nouvelles calédoniennes du 04/09/08
Faute d’accord avec la direction, une soixantaine d’étudiants se sont de nouveau mobilisés hier devant les grilles de l’Université de Nouvelle-Calédonie. Ils comptent durcir le ton.

Des banderoles ont été accrochées tout le long des grilles de l’université, hier, autour desquelles une soixantaine d’étudiants se sont mobilisés en guise de protestation, à l’appel du Syndicat des étudiants de Nouvelle-Calédonie (SENC). « Faré dégradé, étudiants en danger », « Fusion histoire - géo, les étudiants laissés pour compte ! », « Affaire Saint-Cyr, l’entêtement de l’université », pouvait-on lire sur quelques-unes. Déjà lundi, une cinquantaine de jeunes avaient dénoncé des pratiques jugées « outrancières et discriminatoires » de la part du corps enseignant (lire notre édition de mardi).
Les entrées principales de l’établissement ont été bloquées hier, mais les étudiants qui avaient des examens ou des travaux dirigés ont cependant pu se rendre sans difficulté dans l’enceinte de la faculté. « Nous dénonçons les pratiques de l’université qui se place dans une situation inconfortable », attaque Thierry Xozame, le président du syndicat qui rappelle le cas de deux étudiants. L’une avait été interdite d’examen en vertu d’un décompte de ses unités de valeurs qu’elle contestait. Après avoir eu gain de cause devant le tribunal administratif, elle était passée en conseil de discipline pour avoir fait circuler un tract jugé diffamatoire par l’université. Elle est retournée depuis en Métropole pour poursuivre ses études de droit. Le second avait été soupçonné d’avoir fraudé, sa copie ressemblant trop à celle du corrigé. Lui aussi avait obtenu gain de cause devant le tribunal administratif.
Derrière la banderole « 22 millions en moins pour les étudiants », Thierry Xozame estime que les pénalités d’astreinte prononcées par le tribunal administratif à l’encontre de l’université dans le cadre de ces deux affaires sont « autant d’argent en moins pour les élèves, qui ont vu leur frais d’inscription augmenter ». Enfin, les membres du SENC demandent la rénovation du faré, dégradé à cause du temps. « Ça fait huit ans qu’il n’a pas été rénové. Des morceaux de bois tombent, il y a des trous dans la paille. C’est dangereux », ajoute le président. En attendant de trouver un accord avec le conseil d’administration, les étudiants sont prêts à durcir le ton. La direction de l’université n’était pas joignable hier soir.

Géraldine Pion 

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