Energies renouvelables au coeur de la réforme gouvernemental

Publié le par NAYO

Le pays va mettre du vert dans son jus Le gouvernement a présenté son projet d’évolution du réseau électrique pour les sept prochaines années, hier. Les politiques mettent en avant les énergies renouvelables, l’autonomie en approvisionnement et les tarifs.
Gérald Cortot, responsable de l’énergie à l’exécutif calédonien, le sait. « Il y a des sujets qui sont plus d’actualité que d’autres, et l’environnement est l’un de ceux-là. »
 Hier, il a donc présenté une double délibération, que le gouvernement souhaite voir adoptée par le Congrès avant le vote du prochain budget. Une double délibération portée sur l’électricité, et largement teintée de vert.
 D’abord, il y a la « programmation des investissements de production » d’ici 2015. Dans la trilogie « analyse de la situation, objectifs à atteindre, définition des moyens », il s’agit des objectifs. Ils sont au nombre de quatre : garantir la sécurité de l’approvisionnement ; réduire la dépendance envers l’extérieur ; assurer « un prix compétitif » et limiter les « impacts sur l’environnement ».
 Pour toutes ces raisons, les énergies renouvelables seront « au cœur de la réforme », par le biais d’une « politique volontariste ».
C’est-à-dire des investissements (dont le montant reste à définir), et une réglementation qui favoriseront l’éolien, le photovoltaïque et l’énergie hydraulique. Le but étant de faire passer la part des énergies renouvelables de 14 % à 21 % de la production totale (consommation de la SLN non comprise).
Second point : le système tarifaire. Grâce aux centrales au charbon à venir (le nouveau Doniambo et Prony Energies), qui assureront des prix plus bas que les éoliennes ou le photovoltaïque, le « mix énergétique » permettra d’assurer un prix « compétitif » pour le consommateur, prévoient les élus. Tout en assurant une « juste » rémunération des producteurs d’énergie renouvelable. Le principe d’un prix identique dans tout le pays sera maintenu
.
 Marc Baltzer


En attendant Kyoto L’un des objectifs de la réforme électrique sera de réduire la quantité de Co2 émise par les installations de production. Mais, alors que des investissements vont être réalisés pour produire plus propre, la Nouvelle-Calédonie ne limite toujours pas les rejets carboniques des centrales thermiques (fuel ou charbon), existantes ou prévues. La raison est simple : le pays n’a pas adhéré au protocole de Kyoto, cet engagement international de lutte contre l’effet de serre. Du coup, le « facteur Co » n’a pas été pris en compte, d’un point de vue réglementaire, dans la construction des futures centrales à charbon de Doniambo et Prony Energies.

Publié dans Actualité

Commenter cet article