DECLARATION DE PRESSE DU FLNKS LE 23 SEPTEMBRE

Publié le par NAYO



DECLARATION DE PRESSE


A 6 mois du scrutin où les citoyens de la Nouvelle-Calé donie auront à
voter pour leurs représentants aux provinces et aux Congrès de la
Nouvelle-Calé donie, le F.L.N.K.S s’est réuni en Convention, le samedi 20
septembre, sur le thème des « Enjeux des provinciales de 2009 ».

A mi parcours de l’Accord de Nouméa, le prochain scrutin provincial est
propice au bilan politique et l’occasion d’évaluer, à l’aune de l’Accord
de Nouméa, les actions et les politiques publiques qui ont été mises en
place. L’Accord de Nouméa c’est 10 ans de gestion de la droite locale
divisée d’abord sur la gestion de la Nouvelle-Calé donie puis plus
fondamentalement sur le sens même de l’engagement pris alors par le RPCR
partenaire historique de l’accord de Nouméa. Quelque soit les raisons de
leur divergences aujourd’hui, de l’éclatement des formations politiques à
droite ils ont un dénominateur commun celui de se positionner contre le
F.L.N.K.S et son projet d’indépendance. La véritable question qui se pose
aujourd’hui à chacun de nous c’est « Sommes-nous dans ou en dehors de
l’Accord de Nouméa ? ». Qu’on le veuille ou pas, que l’on se situe à
droite ou à gauche, que l’on soit indépendantiste ou pas, ce qu’il faut
qu’on arrive à admettre c’est que l’accord de Nouméa est un accord de
décolonisation.

Dans la mise en œuvre de cette décolonisation la mandature prochaine
2009-2014 est capitale :

D’abord parce que nous serons à la veille de la période -2014-2018- au
cours de laquelle les calédoniens auront à se prononcer de manière
définitive sur leur avenir institutionnel et sur le lien qu’ils entendent
fondamentalement entretenir avec la France. Ce choix, cette décision
finale appartient aux calédoniens concernés. Tout comme il appartient aux
politiques de ce pays, et particulièrement aux signataires de l’Accord,
d’agir honnêtement pour que la construction préconisée amène la
Nouvelle-Calé donie à une autonomie telle, qu’elle puisse assumer une
indépendance si les calédoniens concernés le décidaient.

La décolonisation politique ne se fera pas sans la décolonisation sociale.
L’Accord de Nouméa c’est aussi le défi du développement économique, du
développement durable pour le bien être des calédoniens qui implique une
vision honnête et responsable de l’évolution statutaire de notre pays.
C’est un développement qui doit accompagner le processus de
décolonisation, qui doit renforcer notre autonomie et non pas, sous des
façades de générosité, maintenir les calédoniens dans une vie de
dépendance réelle.

L’Accord de Nouméa, c’est aussi et surtout une espérance de vie de
l’ensemble des calédoniens, que le F.L.N.K.S veut garantir contre tout
intérêt politicien, contre tout désengagement ou autre forme de démission,
contre les aléas de la vie politique.

C’est un contrat social que nous devons réussir ensemble : celui de la
citoyenneté. Il y a lien fort entre citoyenneté et intégration. Le travail
demeure le principal mode d’intégration. Il faut ainsi que les mesures de
protection préconisées par l’AN soient enfin mises en place pour garantir
l’emploi à notre jeunesse et disposer des compétences locales nécessaires
au développement annoncé. L’aspect humain est capital et doit traduire
l’aspiration des néo-calédoniens de pouvoir s’identifier à une communauté
à l’échelle de notre pays. Les signes identitaires doivent contribuer à
faciliter cette identification et cette appartenance à ce pays.

L’Accord de Nouméa ce sont des centres de décision que nous devons ramener
à la Nouvelle-Calé donie. Nous organisons aujourd’hui le transfert des
compétences détenues provisoirement par l’Etat en prévision d’une
rétrocession qui doit nécessairement et obligatoirement intervenir à
partir de la prochaine mandature. Au travers de ces compétences nous
posons évidemment et tout simplement l’avenir de notre pays. C’est un
objectif noble vers lequel nous devons tendre dans une démarche concertée
et dont le corollaire incontournable est notre capacité à améliorer
l’efficacité de notre action publique. Le F.L.N.K.S insiste fortement sur
le fait que l’évaluation des charges doit être une réponse à l’ensemble
des faiblesses, des insuffisances et des carences structurelles que nous
connaissons en même temps qu’elle soit une prise en compte réaliste des
évolutions et des développements susceptibles d’accroître ces même
charges.

Ce sont également des instruments qui permettent de mesurer l’efficacité
des réformes à entreprendre et qui ne sont pas encore disponibles comme:
Le schéma de mise en valeur des richesses minières qui devait être élaboré
pour 2004. En raison du partage des compétences, ce schéma est un
instrument de coordination nécessaire entre l’Etat, la Nouvelle-Calé donie
et les provinces pouvant faciliter la gestion rationnelle des ressources
minières.

Ce sont autant de constats d’une évolution politique qui n’accompagne pas
vraiment le projet de décolonisation pour une souveraineté réussie de
notre pays. Les enjeux des provinciales prochaines sont capitaux et le
F.L.N.K.S doit s’organiser en fonction. Le F.L.N.K.S est conscient qu’il
doit rassurer sur son projet. Et la Convention a mis en avant la
nécessité de la plus grande unité et d’une cohésion à fortifier comme la
seule perspective politique réellement porteuse du changement du rapport
de force existant.


Le bureau politique de FLNKS

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