Le LKS a présenté les lignes directrices de son prochain congrès

Publié le par NAYO

Le droit des peuples autochtones n’exclut pas les autres



 basile citré maire de Maré et
 membre du bureau



art paru dans les nouvelles calédoniennes

Le parti de Nidoish Naisseline a présenté les lignes directrices de son prochain congrès, qui se tiendra fin novembre. Il prône une « autre lecture » de l’accord de Nouméa, plus ancrée dans le présent, avec un regard océanien.

C’est dans ses nouveaux locaux de la rue Jean-Jaurès que le LKS s’est exprimé, hier, devant la presse. Suite à la réunion de son bureau politique, le week-end dernier, le parti a dévoilé les grands thèmes qui animeront son congrès, prévu à la fin du mois de novembre, à Nouméa.
Basile Citré, maire de Maré et membre du bureau, a insisté sur la nécessité de « faire un bilan de l’accord de Nouméa, dans la perspective des élections provinciales ». « Il ne faut pas s’enfermer dans la lecture politicienne mais donner une lecture indigène, océanienne à l’accord », rapporte la maire, pour lequel « c’est à partir de là que sera définie une stratégie politique ».
Premier constat dressé par le parti : le texte « prend en compte l’identité kanak mais est conjugué, malheureusement, à l’imparfait, alors que le droit autochtone est tout à fait actuel ». Deuxième remarque : « Les partis de la droite ont connu une explosion après Matignon », souligne René Kaudre, adjoint à la mairie de Lifou et membre du bureau, tout en évoquant également les dissensions qu’a connues le camp indépendantiste.
Le LKS se dit favorable à une « démarche de dialogue », qui le situerait « presque dans l’esprit de Matignon ». Dans la bouche du LKS, cela signifie « prendre des risques et aller vers l’autre ». « Le droit des peuples autochtones n’exclut pas les autres », rappelle René Kaudre.

« Le droit des peuples autochtones n’exclut pas les autres »

Face à l’enjeu des provinciales, le parti de Nidoish Naisseline évoque la possibilité de se rapprocher d’autres mouvements indépendantistes. Mais pose néanmoins cette question : « Le FLNKS est-il le seul représentant légitime du peuple kanak ? »
Le LKS se montre ouvert à une « stratégie unitaire », à condition de « prendre en compte » des questions telles que « l’impact du développement sur l’environnement », le tourisme ou encore « la défense du service public ». La décision de se joindre ou non à d’autres formations indépendantistes pourrait être évoquée, dans un mois, au congrès du parti.

Le congrès du LKS aura lieu les 21, 22 et 23 novembre au Surf hôtel, à Nouméa.

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