Comité de soutien aux frères KONHU

Publié le par NAYO


antoine Konhu

Le samedi 1er et le dimanche 2 Novembre un "café" est organisé au rocher de Kanuméra.

En 2009 , à la première session d'Assises , se tiendra le procés en appel des frères Konhu . Pour qu’Antoine et Dydime aient les moyens de faire éclater leur innocence à ce procés en appel, la famille et le Comité de soutien de l'Ile des Pins, soutenu par celui de Nouméa et de Koné relancent la mobilisation . 



Toutes les bonnes volontés sont invitées à rejoindre cette initiative .
La brochure " Justice et vérité LA TRAGEDIE DU ROCHER "qui a été rédigée et éditée par le comité de soutien de Nouméa, est disponible sous format papier, mais aussi pour les accros du virtuel ou les éloignés du pays sous format numérique. Je la tiens à votre disposition si vous me la demandez individuellement.
En attendant je soumets à votre réflexion et votre curiosité le texte ci-après sur les erreurs judiciaires, qui s'applique parfaitement , malheureusement pour Antoine et Dydime, à l'Affaire Konhu.



JUSTICE ET VERITE


Pour qu’Antoine et Dydime aient les moyens de faire éclater leur innocence au second procés en appel, aidez le Comité de soutien des frères Konhu qui se bat contre l’erreur judiciaire.

Une erreur judiciaire c'est quand la vérité judiciaire n'est pas conforme à la vérité tout court. C’est la condamnation d'une personne innocente au procès.
Pour éclairer la lecture du fascicule qui vous est proposée par le Comité de soutien de frères Konhu nous vous présentons un résumé d’une étude faite par un avocat au Barreau de Paris, spécialiste des erreurs judiciaires : Maître Florand.
Il termine actuellement un livre sur les accusations à tort. Il explique comment se met en place une erreur judiciaire : selon lui les origines sont toujours les mêmes.
La recette de l'erreur judiciaire .
En matière criminelle, on retrouve toujours les mêmes ingrédients qui sont à l'origine des erreurs judiciaires.
1) En général, ce sont toujours des faits divers particulièrement affreux qui marquent l'opinion publique.
2) Ce sont des affaires dans lesquelles on ne trouve pas immédiatement un coupable et pour lesquelles la police ou la gendarmerie commet un certain nombre de petites erreurs. Il n'y a rien de pire pour la police et les magistrats que de ne pas trouver le coupable.
3) L'opinion publique met la pression : "vous êtes nuls", les victimes sont désespérées : "alors, alors, vous en êtes où ?".
4) Donc on ne va pas prendre n'importe qui, mais s'il y en a un qui passe par là, qui a la tête de l’emploi, on ne va pas se poser 10 milliards de questions. Il fera l’affaire comme désigné coupable ! Il n'a pas de mobile ? Tant pis... Il a un alibi ? On le fera dégringoler.Et puis, petit à petit il y a un glissement, et on bascule dans l'erreur judiciaire.
Portrait robot de l'accusé à tort . Bien souvent le suspect - injustement accusé - commet lui aussi des erreurs, fait parfois des petits mensonges. La plupart du temps, l'accusé a des antécédents judiciaires. C'est souvent une personne différente ou qui a des mœurs un peu étranges, ou un profil pas très engageant aux yeux de l'opinion publique. Bien souvent, c'est quelqu'un qui a des petites choses à se reprocher même si elles ne sont pas graves. Bref, le suspect idéal n'est pas irréprochable, il a le profil de l'emploi. Il n'y a pas de faciès type de l'accusé à tort, mais il y a un profil qui fait que cela ne passe pas auprès des juges
5) Enfin, les trois quarts du temps, les victimes d'erreur judicaire ont un manque de pot impressionnant. C'est "la faute à pas de chance" très souvent, et ça arrange tout le monde dans la machine policière et judiciaire...
6) Dernier ingrédient pour arriver à l'erreur judiciaire : un magistrat peu expérimenté ou peu appliqué durant l'instruction.

Dernier recours : la médiatisation.


C'est l'arme la plus importante pour clamer l'innocence.
La seule chose qui peut faire bouger la justice, c'est la mobilisation.

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