L’USTKE donne de la voix

Publié le par NAYO

 

art paru dans les nouvelles calédoniennes

Grosse démonstration et petites perturbations, hier, lors de la grève générale USTKE. Par la voix de Gérard Jodar, le syndicat a fait le point sur ses conflits et le dialogue social. Avec, en prime, une charge pour l’État.

« Pourquoi les seuls conflits qui durent à Nouméa sont ceux dont se mêle l’État ? Carsud et TDF ? Les autres se règlent rapidement, et on gagne (...) Pourquoi il y a des gendarmes quand on manifeste devant le gouvernement alors que, depuis des semaines, les fonctionnaires manifestent [au même endroit] et qu’il n’y a pas un camion de mobiles ? »
Gérard Jodar, président de l’USTKE, a profité de la grève générale USTKE, hier, pour faire le point sur les relations de son syndicat avec l’État, et « ce c… d’Yves Jégo, excusez-moi l’expression ».
Nul doute que le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, « le ministre des Français », sera bien reçu lors de sa visite, ce mois-ci. Le président USTKE a aussi dressé un bilan des « luttes » de Carsud et TDF, dans l’impasse parce que « les directeurs ont l’assurance que les mobiles chargeront tout de suite ». Enfin, le projet de loi sur le financement des syndicats, dans les tuyaux du gouvernement, a été brocardé. Selon Gérard Jodar, seuls les syndicats qui participent aux travaux sur le dialogue social (que l’USTKE a quittés) auront droit à un financement. Une version que conteste Gaby Briault, l’élu du gouvernement en charge du sujet.

Quelques perturbations en Brousse

La journée de grève avait commencé tôt le matin, avec le blocage du dépôt de Carsud. Après « un jeu du chat et de la souris » avec les gendarmes, dixit Joseph Boanemoa (section transport), les accès ont été libérés vers 7 heures du matin. Une assemblée générale s’est tenue vers 11 heures, avec la présence de deux soutiens de Métropole et de Corse : Yasmina Kherfi et Alain Mosconi (du Syndicat des travailleurs corses).
L’après-midi, une centaine de sympathisants sont allés manifester devant le siège du gouvernement, derrière les barrières dressées par les forces de l’ordre.
En Brousse, la grève a causé quelques perturbations. À la mine de Ouaco, 100 salariés sur 147 avaient suivi le mot d’ordre, contre 25 (sur 35) à la mine Pinpin, de Poya, et 16 (sur 220) à Thiébaghi. L’activité a été ralentie, mais pas stoppée.
L’hôtel Le Paradis d’Ouvéa a été touché, tout comme le dispensaire de Lifou. À Drehu, l’hôtel provincial a reçu la visite d’une quinzaine de manifestants.  
Le mouvement a duré vingt-quatre heures, et s’est achevé hier soir à minuit.

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