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« Il faut construire une alternative politique » art paru dans les nouvelles calédoniennes |
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Lancé aujourd’hui et jusqu’à dimanche, le premier congrès du Parti travailliste est porté par trois missions
phares : tirer un bilan un an après sa création dans la perspective des provinciales, « porter haut les revendications du peuple kanak », et structurer le mouvement.
Les explications d’Alphonse Pujapujane, coordinateur du directoire politique du parti. Les Nouvelles calédoniennes : Vous lancez le premier congrès du Parti travailliste. Quel en sera le thème fort à l’aube des élections provinciales ? Alphonse Pujapujane : Le sujet fort repose sur le concept suivant : un autre monde est en marche, il faut alors construire une alternative politique, porter l’espoir des gens déçus, aller à l’écoute des travailleurs et du peuple kanak, soutenir leurs espérances. De nombreux invités régionaux et métropolitains participent à cette rencontre. Quel est le sens de la démarche ? Cette dimension internationale, voilà une tradition politique de la plupart de nos responsables. Le peuple kanak et les travailleurs de ce pays ne peuvent pas rester cloisonnés dans leur petit monde. Voilà l’ouverture. Apparaît ici la notion de solidarité internationale, car des luttes dépassent les frontières de ce pays. Par exemple, l’environnement. Nos gouvernants actuellement sont en France, il est normal que nous ayons des relais. On note la présence d’un membre de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Pourquoi ? Ce rapprochement, là aussi, c’est par tradition. Dans les mobilisations locales et les luttes à mener, la LCR est toujours aux côtés des travailleurs et notamment du peuple kanak. Cela ne date pas d’aujourd’hui mais des années 1990. Et cela ne finira jamais. Votre objectif est d’obtenir des élus aux assemblées de province et au Congrès à l’issue des élections provinciales. Avez-vous affiné la stratégie pour y parvenir ? Les listes découleront de l’adoption des orientations générales concernant les programmes. Nous avons aussi besoin de retourner sur le terrain pour clarifier certains éléments de débat. Des noms circulent déjà. Au Nord et aux Iles, nous avons la volonté de partir seuls. Et, dans un deuxième temps, une fois que nous aurons des élus, nous pourrons dessiner une stratégie d’alliance. Dans le Sud, tout dépend du mouvement indépendantiste et des progressistes. Si on doit parler d’unité, les gens du FLNKS doivent d’abord la faire entre eux. S’ils en sont capables, qu’ils viennent nous voir ensuite. Nous restons ouverts. Une refonte de la direction du parti au congrès est annoncée. Quelle peut en être la concrétisation ? Nous devrions déboucher sur la nomination d’une équipe - un bureau politique - à la tête de laquelle il y aura un président. Voilà, grosso modo, mais les précisions vont être apportées lors du congrès. |
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