discours de Déwé Gorodey, vice présidente du gouvernement lors de la journée internationale de la femme

Publié le par NAYO

Vice-présidence
Secteur de la Culture, de la Condition Féminine
de la Citoyenneté et des Affaires Coutumières



Mardi 25 novembre 2008
Journée internationale
pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes



Monsieur le Maire,
Messieurs les Présidents des Province et du Sénat Coutumier,
Mesdames, Messieurs,

Au nom du gouvernement de notre pays, à travers le secteur et
l’Observatoire de la Condition Féminine existant respectivement depuis
2004 et 2006, selon le souhait des femmes du pays, je voudrais d’abord
saluer votre présence ici, en blanc, pour ce 25 novembre 2008, Journée
Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, que
nous avons décidé cette année d’organiser, avec la Mairie, les Provinces,
le Sénat Coutumier, les associations et Radio Djiido, en proclamant que «
Vaincre les violences, c’est possible ensemble ! »

L’action du Gouvernement s’inscrit donc à la fois avec celles des
institutions et des associations locales et dans les stratégies
régionales, avec les femmes du Pacifique, et internationales selon les
résolutions de l’ONU sur la Déclaration sur l’élimination de la violence à
l’égard des femmes, la Proclamation de cette Journée Internationale pour
l’élimination de la violence à l’égard des femmes ainsi que sur la
Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à
l’égard des Femmes (dite Convention CEDEF ou CEDAW en anglais).
En ce sens, le Gouvernement a entrepris depuis trois ans une campagne
médiatique contre les violences, ciblée d’abord sur la jeunesse citoyenne
avec le port du bracelet contre les violences, puis sur les violences
conjugales et familiales, et enfin sur la violence routière avec la
multiplication annuelle des accidents de la route.

Le Gouvernement a aussi soutenu l’Etude de l’INSERM (Institut National de
la Santé et de la Recherche Médicale) sur « la Santé et les conditions de
vie des femmes calédoniennes » de 2002, suivie en 2007 de l’Enquête du
même institut sur « la situation sociale et les comportements de santé des
jeunes de 16 à 25 ans en Nouvelle-Calédonie » pour avoir des données
fiables sur l’ampleur de ce véritable problème de société.


C’est pourquoi dans le cadre du Plan Stratégique d’action 2007-2009 de
l’Observatoire de la Condition Féminine, un Comité pour l’Elimination de
la violence à l’égard des Femmes est en train de se constituer avec des
représentant(e) s des institutions, des associations et de la société
civile. Ce comité multisectoriel avec des personnes ressources dans les
domaines de la Santé, du Social, de l’Enseignement, de la Culture et des
Droits de la Femme partageront leurs connaissances et leurs expériences
sur les questions relatives aux violences à l’égard des femmes, en vue de
nouvelles mesures telles la formation à la médiation pour prendre
également en compte le comportement et la santé de la personne violente.
Car il est prouvé que dans la plupart des cas, comme le révèlent les
enquêtes, la personne violente reproduit une situation de violence vécue
antérieurement, notamment dans l’enfance, et dont on connaît les séquelles
et les traumatismes.
Donc , au-delà des chiffres, des campagnes et des mesures
institutionnelles, « vaincre les violences, c’est possible ensemble »
s’applique d’abord à la maison, en situation, où face aux violences
familiales, les hommes, les femmes et les jeunes doivent avoir le courage
de faire face au père, au frère ou au conjoint violents par la parole et
le dialogue pour déjà commencer à lui faire prendre conscience de son état
de malade de ce fléau social qu’est la violence.

Je vous remercie.



Déwé GORODEY
Vice-présidente du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

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