Kombouaré a six mois pour convaincre

Publié le par NAYO

Art par dans l'équipe du 27 novembre

Le conseil d’administration de Valenciennes a confirmé, hier soir, le président Francis Decourrière dans ses fonctions à la tête du club nordiste. Quant à Antoine Kombouaré, il a six mois pour maintenir le club en L1.

Francis Decourrière a donc mis sa menace à exécution. Hier, le président du VAFC a présenté sa démission devant les cinq autres membres du conseil d’administration. Elle a été refusée à l’unanimité. Mieux, le CA assurait hier  dans un communiqué que le président était « conforté dans ses fonctions ».
Comment en aurait-il pu être autrement ? Decourrière, arrivé à la tête du VAFC en juillet 2004, et dont la fille, Valérie Létard, secrétaire d’État chargée de la Solidarité, est présidente de la communauté d’agglomération Valenciennes Métropole, ne pouvait pas partir au milieu du gué quelques mois après la naissance du centre d’entraînement du Mont-Houy et alors que le centre de formation (2009) et le stade sont en voie de construction (1er trimestre 2010).
Mais alors pourquoi avoir présenté sa démission ? Les défaites à répétition et la dégradation du climat local ont pesé sur le moral de ce dirigeant passionné. En menaçant de quitter le navire alors que le club est 19e (10 points) en L 1, Decourrière a voulu surtout reprendre la main.

Clause de départ d’environ 360 millions de francs

En aparté, il regrettait d’avoir donné carte blanche à Antoine Kombouaré l’été dernier en le prolongeant jusqu’en 2013. Lui qui voulait faire de l’ancien Parisien un « manager à l’anglaise » doté de tous les pouvoirs techniques s’est en quelque sorte lié les mains. La clause de départ (estimée à environ 360 millions CFP) du technicien calédonien, fixée dans l’euphorie d’une treizième place en L 1 l’an dernier, ne lui offrait aucune marge de manœuvre. Hier, Antoine Kombouaré, qui s’est refusé à tout commentaire, était reçu pour la première fois depuis son arrivée au club, en 2005, par le conseil d’administration.
L’entraîneur a été interrogé sur ses motivations. A l’issue de cet entretien, le CA, tout en lui « renouvelant sa confiance pour mener à bien le combat du maintien en L 1 », précise qu’il « devra le faire dans le respect des valeurs du VAFC qui ont permis au club valenciennois de revenir au plus haut niveau depuis 2004 ».
En clair, retour à l’humilité, au travail, et à « l’esprit valenciennois ». Ce « fameux supplément d’âme » qui faisait pour Decourrière « la force de VA ces dernières années ».
Kombouaré, comme il le dit depuis un an en interne, verrait d’un bon œil le recrutement d’une personne chargée de la gestion et de la négociation des transferts.
Decourrière, qui estimait, il y a encore quelques jours, que son technicien « devait aller au bout avec ce groupe », pourrait, face aux blessures (Bezzaz, Sebo) et au manque d’efficacité offensive (10 buts seulement), être tenté par un attaquant. En attendant ces probables arrivées, le club devra faire face dès ce week-end à un nouveau défi : Lyon à Gerland. Kombouaré a prévenu : « C’est sur les résultats qu’on devra me juger. »

L’Équipe du 27 novembre 2008

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joubert 15/07/2010 20:43



je pense que le sandball en nouvelle calédonie ( handball sur le sable) est une idée à concrétiser sur le terrain.....


de meme, le football féminin de Nouvelle Calédonie avec une défense et une attaque en triangle permettrait l'émergence d'une reconnaissance internationale.


pour moi, c'est la meilleur attaque pour marquer des buts....et étonner le monde.