USTKE : « L’État ne respecte pas ses engagements »

Publié le par NAYO

art de marc baltzer( les ouvelles calédoniennes)

L’USTKE a réagi, hier, à la suppression de 25 postes d’enseignants par l’État. Selon le syndicat, les engagements pris en vue des transferts de compétence ne sont pas tenus. Un mouvement n’est pas exclu.

Les relations entre l’USTKE et le nouveau vice-recteur, Ives Melet, n’ont jamais été souriantes. Dès l’arrivée de ce dernier, en août, le syndicat avait levé les banderoles au nom de l’emploi local (deux candidats calédoniens qualifiés s’étaient présentés au poste). Avec l’annonce, mardi, de la suppression de 25 postes d’enseignants (dont 11 venaient d’être créés en septembre), l’heure de l’entente cordiale s’éloigne encore.
« Nous sommes révoltés, réagit Gérard Jodar, président de l’USTKE. L’an prochain, nous aurons entre 300 et 600 élèves en plus. Nous sommes dans un pays où la poussée démographique est forte, à cause des naissances mais aussi des nombreuses personnes qui arrivent. En plus, il ne s’est pas passé une réunion sur les transferts de compétence [l’enseignement secondaire peut être transféré dès 2009, si le Congrès le souhaite, NDLR], sans que tout le monde ne mette l’accent sur le manque cruel d’enseignants. »

« Si c’est ça sa mission, il peut reprendre l’avion »

Pas de politique là-dedans, puisque « tout le monde est d’accord, ceux qui sont pour les transferts comme ceux qui sont contre ». Selon Gérard Jodar, « l’État s’était engagé à maintenir un statu quo, [tandis que] nous étions d’accord pour ne pas faire de surenchère (...) L’État ne respecte pas ses engagements (...) En diminuant ses dépenses maintenant, il augmente celles que nous, en Nouvelle-Calédonie, aurons à faire plus tard, lorsque nous aurons cette compétence. »
Le responsable de la branche scolaire, Céléné Uregeï, y voit clairement « la mission du nouveau vice-recteur : diminuer les effectifs et réduire les coûts, pour nous transférer ça avec le moins de dépenses possible… Mais si c’est ça sa mission, il peut reprendre l’avion. »
L’USTKE compte « interpeller l’État » et « se battre jusqu’au bout » sur le sujet, en attendant un éventuel front commun, politique ou syndical.

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