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USTKE : Quatre nouvelles interpellations à Saint-Louis
Quatre personnes de la tribu de Saint-Louis ont été placées en garde à vue, hier. Les gendarmes les soupçonnent d’être
à l’initiative du barrage dressé en travers de la RT1, le 5 août dernier, qui avait entraîné de violents affrontements avec les forces de l’ordre. L’USTKE parle « d’acharnement
répressif » et de « totalitarisme ».
Après les « petites
mains » ou les « exécutants », la justice cherche à présent à retrouver ceux qu’elle considère comme étant les responsables du barrage dressé en travers de la RT1 à
hauteur de la tribu de Saint-Louis, le 5 août dernier.
Ce jour-là, de violents affrontements avaient opposé forces de l’ordre et manifestants, au cours d’une matinée de jeu du chat et de la souris, et au cours de laquelle une tentative de négociation
avait tourné court. Plusieurs gendarmes avaient été blessés, l’un touché à la cuisse par un tir, vraisemblablement de chevrotine. Un officier avait également été atteint à la mâchoire par une bille
de plomb. Enfin, un tir d’arme de grande chasse avait traversé un véhicule de gendarmerie de part en part.
Hier matin, quatre personnes originaires de la tribu de Saint-Louis ont ainsi répondu à des convocations de la gendarmerie. Elles ont été placées en garde à vue. Il s’agirait pour trois d’entre
elles de responsables USTKE et pour la quatrième d’un sympathisant. Toutes sont soupçonnées d’être à l’initiative du barrage dressé en travers de la route, à hauteur de la tribu de Saint-Louis. En
clair, ceux que les enquêteurs considèrent être les « meneurs ». L’un d’eux devait être relâché dans la soirée.
L’USTKE parle de « pratiques barbares » et « d’acharnement susceptibles de causer des troubles à l’ordre public »
Suite à ces affrontements du 5 août, plusieurs vagues d’interpellations ont eu lieu. Après leur garde à vue, les suspects, une vingtaine de personnes en tout, avaient systématiquement été
présentés à la justice et jugés en comparution immédiate, avec pour la plupart, des peines de prison ferme immédiatement mises à exécution par le tribunal.
Toujours hier, l’USTKE n’a pas tardé à réagir dans un communiqué, en dénonçant la « répression aveugle pratiquée à l’encontre de ses militants », qui « relève d’un
acharnement répressif susceptible de causer des troubles à l’ordre public ». Pour cette raison, le syndicat « interpelle le représentant de l’Etat pour que cessent ces pratiques
barbares et irrespectueuses des droits du justiciable ». « L’USTKE, poursuit le communiqué, rappelle que les incidents constatés à l’issue de ses dernières mobilisations à
Nouméa, Saint-Louis et Koné ont été le résultat de violences commises à l’encontre de ses militants par les forces de l’ordre ». « Criminaliser les syndicalistes sans prendre en
compte la responsabilité des forces de l’ordre dans ces débordements regrettables, c’est faire preuve de totalitarisme et créer les conditions d’un ras-le-bol aux conséquences
imprévisibles », prévient le syndicat.
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