Journée nationale du Palika à Ponérihouen
Le Palika donne la parole aux jeunes![]() |
| art paru dans les nouvelles calédoniennes du 01/09/08 La troisième journée nationale du Palikjeunesa, qui s’est déroulée samedi à Ponérihouen, était cette année placée sous le signe de la jeunesse. Et plus particulièrement de la formation des jeunes et de l’identité kanak. Débats, témoignages et concours artistiques ont rythmé la manifestation. Mobiliser les jeunes à la veille des prochaines élections provinciales : c’était l’objectif de cette troisième journée nationale du Palika, qui s’est déroulée samedi à Ponérihouen. Pour les élus, c’était peut-être aussi l’occasion de faire le point sur un électorat parfois tenté d’aller voir ce qui se passe ailleurs, notamment du côté du parti travailliste. Force est de constater que la mobilisation des jeunes reste effectivement fragile. Beaucoup de militants ou sympathisants ont déserté la pelouse, où avait lieu le débat sur la formation des jeunes, pour taper dans un ballon de foot. Doit-on y voir un désintérêt pour le sujet ? Pas vraiment non plus si l’on considère les questions posées lors de la discussion. « Comment voulez-vous que les jeunes qui vont à l’université étudient correctement lorsqu’ils sont obligés de vivre en squat à cause du manque de logements ? », lance une jeune fille. Voilà du concret, et c’est Jean-Pierre Djaïwé, l’élu en charge de la commission enseignement à la province Nord, qui s’y colle. En attendant les 500 logements qui seront construits pour les jeux du Pacifique de 2011 et deviendront ensuite des chambres universitaires, les perspectives de logements sont minces. « C’est avant tout une compétence de l’Etat », martèle l’élu. Charles Washetine, en charge de l’enseignement au gouvernement, ou encore Sylvain Pabouty, membre du cabinet de Déwé Gorodey, se relaient pour répondre aux autres questions souvent concrètes et pertinentes. Pétronie n’a que 20 ans, elle n’est « pas vraiment » adhérente du Palika mais elle est quand même venue de Nouméa, « pour m’informer et voir un peu ce qui se dit », précise-t-elle en écoutant attentivement le débat sur la formation des jeunes. A côté, Judith, une jeune militante, sait parfaitement pourquoi elle est là. « Je me retrouve dans les idées du Palika. Avec l’accord de Nouméa, nous sommes dans le couloir de l’indépendance et il faut construire le pays, le destin commun. L’enjeu, aujourd’hui, ce sont les élections de 2009, notre arme c’est le vote et c’est important d’interpeller le maximum de personnes. » Reste à savoir si le message aura été entendu au-delà du débat. |
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