Une quatrième usine sur Prony Ouest en 2018?
Ou la volonté de l'état français de piller nos richesses économiques![]() baie de prony art paru dans les nouvelles calédoniennes le 1/08/08 La SLN entre dans la bataille pour Prony Ouest |
| L’industriel a déposé une demande d’attribution de permis de recherche sur le massif, lundi dernier. La société devient ainsi le premier candidat à se déclarer officiellement. Pendant ce temps, le groupe Eramet enchaîne les records en matière de résultats financiers. Ce n’était qu’une question de temps. Au mois de juin dernier, la cour d’appel de Paris annulait définitivement le permis de recherche attribué à Goro Nickel pour le massif de Prony Ouest. C’est un véritable trésor qui faisait là son retour sur le marché extrêmement tendu du nickel. Restait à savoir qui allait dégainer le premier. Et bien le candidat le plus rapide a un nom depuis hier : il s’agit de la SLN. Cette même SLN dont l’avenir est abondamment évoqué, disséqué et commenté depuis plusieurs mois par les acteurs politiques, syndicaux et économiques du territoire, et qui trouve ainsi une occasion de reprendre la main dans l’intense débat de société qu’elle suscite. « Nous nous devions de prendre position le plus vite possible, commente Pierre Alla, directeur général du Nickel. Prony Ouest est une question vitale pour l’avenir de la SLN à moyen terme. » C’est qu’avec ses 8 300 hectares de surface et une teneur en nickel supposée de 1 à 1,3 %, le domaine minier de Prony Ouest a de quoi aiguiser les appétits. « L’idée consiste à nous lancer dans un projet hydrométallurgique qui s’appuierait sur Prony Ouest mais aussi sur la zone du creek Pernod, précise Pierre Alla, d’autant que nous avons déjà des titres miniers dans la zone, notamment du côté de Port Boisé. » De quoi afficher en effet une certaine cohérence en vue d’une d’exploitation. « Prony Ouest est une question vitale pour l’avenir de la SLN à moyen terme. » Mais attention ! Un dépôt de permis de recherche, si argumenté soit-il, n’en reste pas moins une étape préliminaire. Et en la matière, la procédure peut être longue. De quelques mois à une année pleine. Le temps pour la Dimenc (Direction de l’industrie des mines et de l’énergie de la Nouvelle-Calédonie) de décortiquer le dossier avant de le soumettre à la province Sud, laquelle peut à son tour décider de mettre la SLN en concurrence avec d’autres acteurs. Comme par exemple Goro Nickel, titulaire déchu du dernier permis de recherche en date mais qui peut tout à fait choisir de se relancer dans la bataille. Sans compter que d’autres géants peuvent se tenir en embuscade. On n’en citera que deux ou trois comme BHP Biliton, Anglo American ou les investisseurs chinois, qui raflent les gisements mondiaux les uns après les autres. En attendant, la SLN a pris une petite longueur d’avance et ne manquera pas de faire valoir les atouts de son projet, au premier rang desquels la pérennisation de son activité sur le territoire et l’allongement de la durée de vie de ses mines de Thio et Kouaoua.
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Arike à tous,
Il y a une volonté politique et économique de piller les richesses de notre pays.
Comment pourrons nous assurer notre indépendance si toutes nos richesses premières sont dillapidées et que les autres secteurs d'activités ne sont pas developpés?
Je trouve suspect la nouvelle d'Ives Jego, ministre de l'outre mer, d'augmenter les transferts financiers et de developper économiquement les secteurs stratégiques de chaque territoire.
Suspect parce que l'on a pu voir sur RFO Pierre Alla, pdg de la SLN, se rendre au siège d' Eramet pour présenter un projet d'usine hydrométallurgique sur Prony Ouest.
Je trouve étrange que le président du gouvernement, Harold Martin, aille également au siège d'Eramet la semaine dernière pour augmenter le soi-disant capital du pays dans la SLN.
A tout cela la nouvelle d'Ives Jego et la volonté de l'état français qui possède 26°/ d'Eramet de reprendre les 37°/ de part de la famille Duval et de devenir ainsi l'actionaire majoritaire.
Il y a anguille sous roche là!
Voilà le scénario catastrophe que je prévoit car on peut s'attendre à tout surtout quand Pierre Alla se permet de dire face à la caméra que les rejets de cette nouvelle usine hydrométallurgique se feront au larges des cotes!!
Eramet nous accordera une plus grande participation dans le capital de la SLN mais il faut bien que cette société perdure donc le gisement de Prony Ouest lui sera attribué et en même temps l'état français (Areva) reprendra les parts de la famille Duval.
Pour l'instant l'usine fictive serait prévue pour 2018, à aucun moment on évoque l'éventualité que le pays sera indépendant et que la réglementation pourrait changer.
Je me permet de me poser quelques questions, je ne sais pas si je deviens paranoïaque:
Comment alimenter cette usine, une autre centrale à charbon?
Ou rejeter les résidus comme ceux de Goro, au large des cotes (un autre tuyeau)?
Ou trouver une main d'oeuvre pour cette quatrième usine (nous ne sommes que trois cents milles), on favorise l'immigration?
Comment développer les autres secteurs d'activités si notre politique économique repose sur le nickel, on les laisse de coté?
Comment aborder une indépendance sereine avec une économie et production énergétique entièrement dépendante des cours de la bourse?
Après la colonisation nous avons droit à du néo-colonialisme flagrant des multinationales et de l'état. Réagissons!!
Merci
yoan Boewa
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