En congrès samedi à Koné, le FLNKS doit concrétiser son vœu de démarche unitaire

Publié le par NAYO

 

art de yann mainguet( nouvelles calédoninnes)

 

Quand Front doit rimer avec union

 

En congrès samedi à Koné, le FLNKS doit concrétiser son vœu de démarche unitaire dans la perspective des provinciales 2009. Des échanges pour « continuer à resserrer les liens entre les différentes composantes ».

Le moment est « important », selon Victor Tutugoro, le porte-parole du FLNKS. Le congrès du Front, établi samedi à la salle omnisports de Koné, se place à l’entrée d’un virage capital : les élections provinciales de mai 2009, dont les résultats auront un effet sur la mécanique des transferts de compétence, ce véritable moteur du processus de l’accord de Nouméa, d’après le Premier ministre, François Fillon. L’heure est ainsi à la concrétisation du discours. Autrement dit, le temps du passage à l’acte à la suite du congrès de Nakéty recommandant, en décembre dernier, une démarche unitaire. Différences de positionnement entre l’UC et le Palika, puzzle du Front disloqué, batailles d’ego, manque de clarté dans les messages... Les erreurs commises en 2004, qui avaient privé la coalition d’élus dans le Sud, ont été commentées, notamment lors des rencontres à Poya et dans la tribu de Saint-Louis, au Mont-Dore. Bref, le moment est venu de tirer les conclusions pour, d’une part, assurer la dynamique de reconstruction en interne et, d’autre part, avancer d’un pas commun sur « le chemin de l’indépendance ».

Le Nord et les Iles en solo

Le programme est copieux. Après le rapport du bureau politique, chaque composante - UC, Palika, UPM et RDO - prendra samedi la parole et s’exprimera sur ses positions adoptées récemment au sein de la structure. De fait, sera abordée la thématique de « la démarche unitaire », souligne Victor Tutugoro : « de quelle manière ? Sur quelle base ? Quel calendrier ? » Par ricochet, « la stratégie » dans la perspective des prochaines échéances sera débattue. Dans le Sud, « tout le monde dit qu’il faut être ensemble, ajoute le militant indépendantiste, mais comment s’organise-t-on ? » Dans le Nord et les Îles, les parties risquent assurément de se jouer en solo ; la méthode doit néanmoins être travaillée afin de ne pas froisser les susceptibilités. Afin, surtout, de conserver intactes les relations des composantes du Front. En clair, « si nous ne sommes pas ensemble, fixons un cadre ». La nomination des leaders dans chaque province sera opérée vraisemblablement plus tard. Par ailleurs, de la discussion ce week-end sur les enjeux - économie, identité, social, environnement... - apparaîtra le fond du programme politique présenté bientôt devant les électeurs. Le ton sera donné. Un ton qui devra faire l’unanimité à l’UC et au Palika, les partis autrefois en rivalité, et qui devra se distinguer nettement de la ligne du Parti travailliste, mouvement indépendantiste bien décidé à briller l’an prochain.
Le sujet central est là : « La construction d’un pays moderne établie sur le principe de la citoyenneté, sans corporatisme », livre Victor Tutugoro. « Il faut aller au-delà de nos murs » pour passer le cap des trois cinquièmes au Congrès sur la question des transferts de compétence. Rassurer sans diviser.

  Président : pas au programme 
Formule hautement symbolique d’une unité retrouvée, l’élection d’un président du Front, idée avancée en avril dernier à Poya, ne semble pas prévue au programme.
Le choix du dirigeant, que l’on imagine forcément modéré, ne doit pas raviver les divisions en pleine période d’apaisement.

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